Escalade de violence dans l’Artibonite : le RNDDH documente 24 attaques armées et 84 morts depuis janvier
- Jeff Rinvilien

- 11 oct.
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Le département de l’Artibonite s’enfonce dans une spirale de violence sans précédent, selon un rapport publié le 9 octobre 2025 par le RNDDH. En neuf mois, vingt-quatre attaques armées ont été recensées dans huit communes, illustrant une insécurité devenue structurelle.
Des groupes lourdement armés, tels que Kokorat San Ras, Gran Grif et Talibans-Mawozo, imposent désormais leur domination sur plusieurs localités. Leur emprise sur les routes stratégiques a paralysé la circulation des biens et des personnes, plongeant la région dans la peur et la désolation.
Le rapport évoque un massacre d’une brutalité inouïe survenu le 20 mai à Préval, dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite. Vingt-quatre personnes, dont un pasteur de 86 ans décapité en plein service, ont été tuées par une brigade d’autodéfense, tandis que des cultivateurs étaient exécutés dans leurs champs.
Au total, le RNDDH fait état de 84 morts, dont quatre policiers haïtiens et deux agents de la Mission multinationale d’appui à la sécurité. Plusieurs institutions publiques, notamment des commissariats et tribunaux de paix, ont été incendiées, signe d’un effondrement total de l’autorité de l’État dans cette région.
Le réseau national de défense des droits humains appelle à une réaction rapide du gouvernement pour enrayer cette descente aux enfers. Il exige un appui massif aux forces de l’ordre, un accompagnement des victimes et une stratégie de renseignement efficace pour éviter que l’Artibonite ne devienne le modèle d’une déliquescence nationale.

PLR





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