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Delphine Gardère tire la sonnette d’alarme après la mort d’un employé et l’exode traumatisant des habitants

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 12 mai
  • 1 min de lecture

La violence armée continue de ravager la Plaine du Cul-de-Sac, où des centaines d’habitants fuient désormais leurs maisons pour sauver leur vie. Dans la nuit de dimanche à lundi, un employé de la société Rhum Barbancourt a été tué par balles au milieu des affrontements qui secouent plusieurs zones de la commune.


Depuis plusieurs jours, des familles quittent précipitamment Barrière-Fer, Duvivier, Sarthe et Terre-Noire sous la pression des groupes armés qui multiplient attaques, tirs nourris et incursions violentes. Femmes, enfants et personnes âgées cherchent refuge dans des zones jugées plus sûres, notamment aux alentours de la SONAPI, alors que la panique gagne une partie de la population.


Réagissant à cette nouvelle flambée de violence, Delphine Gardère, dirigeante de Rhum Barbancourt, a dénoncé une situation devenue insoutenable. « Des femmes. Des enfants. Des familles entières contraintes de fuir pour survivre », a-t-elle écrit, évoquant également des civils touchés par des balles perdues et des entreprises atteintes par des tirs.


Malgré les alertes répétées lancées depuis des semaines concernant la dégradation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac, les habitants dénoncent l’absence de réponses concrètes des autorités. « Jusqu’à quand faudra-t-il compter les morts avant des actions concrètes ? », a lancé Delphine Gardère, alors que les gangs continuent d’étendre leur emprise sur cette zone stratégique de Port-au-Prince.

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