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Citadelle, Jean-Denis : un État qui compte les cadavres

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 13 avr.
  • 1 min de lecture

La mise en accusation de l’indifférence


Le drame survenu samedi dernier à la Citadelle n’est pas une fatalité. C’est une faillite collective des autorités censées protéger les vies.


Plus d’une trentaine de morts, des familles brisées, et pourtant, le Conseil des ministres extraordinaire tenu hier an encore choisi la litote, le déni, l’insoutenable légèreté.


Comparer ce carnage au massacre de Jean-Denis – 70 morts en Artibonite – n’est pas une provocation, c’est un constat.


Dans les deux cas, la réaction du pouvoir intérimaire dirigé par Alix Didier Fils-Aimé a été la même : minimiser, temporiser, comme si la vie des Haïtiens n’avait pas de poids.


Trente morts ici, soixante-dix là-bas…


Face à l’indignation légitime, une exigence s’impose : la démission ou le limogeage immédiat de tous les responsables directs.


Le ministre de la Culture et de la Communication, la ministre du Tourisme, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, le directeur général de l’ISPAN, ainsi que la Mairie de Milot : tous portent une part écrasante de ce désastre.


Ils ont failli à leur devoir de contrôle, de prévention, d’alerte.


L’heure n’est plus aux communiqués lisses ni aux réunions sans lendemain. L’heure est à la responsabilité politique, à la sanction claire.


Si ce gouvernement intérimaire ne sait pas défendre la vie, qu’il laisse la place à d’autres.

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